jeudi 2 octobre 2008

Jour 1 : la défaite

Levés à 6h30, 4 heures après avoir fini de préparer les valises. Un peu crevés mais excités à l'idée de partir trois semaines loin de vous tous ainsi que du capitalisme.

Défaite n°1:
petit passage chez "peugeot lent" pour la 206, on attend 20 mn bien qu'étant arrivés à l'ouverture, tout ça pour apprendre qu'elle n'est pas prête. Bref on ramène la voiture à la maison et on reporte le rdv à trois semaines.
On est enfin prêts à partir prendre le bus à la gare des messugues car Général nous amène (à la défaite n°2).

Défaite n°2:
Nous apprenons que le bus en direction de l'aéroport vient de partir depuis 10mn, et que le prochain n'est pas avant une heure. Pas de soucis, nous allons donc prendre un petit déjeuner place Bermont en attendant, puis une heure plus tard nous prenons le bus.

Défaite n°3:
Arrivés à l'aéroport, on réussit (ce qui est très très rare avec nous) à arriver en avance. Il est 11h, l'enregistrement débute à 11h45 pour le vol de 13h45. Quelques magazines et une sieste plus tard, on part enregistrer les bagages et l'hotesse nous annonce que l'avion a un "petit peu de retard, 2h". On se retrouve donc avec 4h à tuer, donc bien sur on mange, on perd des sous dans les jeux vidéos débiles (et qui marchent pas), et on fait un petit baby. En fait l'avion décolle à 16h30, on va arriver autour de 17h45 à Casablanca, ce qui nous défonce notre après midi car on avait prévu de visiter Casablanca l'après midi avant de partir le lendemain matin pour Rabat. Du coup on change nos plans et on décide de partir le soir directement pour Rabat, on visitera Casablanca au retour.

Défaite n°4:
Arrivée à l'aéroport de Casa à 17h45 "comme prévu". On récupère nos bagages, et direction la gare de l'aéroport pour prendre le premier train pour Rabat. On passe avec nos gros sacs dans le petit portique de la douane qui se met à sonner de partout quand Christelle passe, mais d'après le douanier qui me tape sur l'épaule comme si j'étais son meilleur pote, "plus ça sonne, plus c'est normal HA HA HA", et il nous laisse passer. Enfin un coup de chance, le train part dans 5mn, le trajet Casa/Rabat dure 1h40 avec une correspondance, pour 65dh/pers, soit 6€ à peu près. La gare ressemble à un vieux squat, bienvenue au Maroc!
Chemin allant, le train (qui adore klaxonner tous les 100m) s'arrête au milieu de la voie à plusieurs reprises car nous traversons plusieurs zones sensibles ressemblant à des bidonvilles (des mecs escaladent les murs, des enfants jettent des pierres sur le train...), et il faut d'après le controleur "attendre la libération de la voie". Ca à l'air de faire peur comme ça, mais on se sent quand même pas en danger dans ce pays. Après donc quelques autres péripéties (le controleur qui nous fait traverser à pied les voies, puis qui s'assoit a coté de nous dans le train pour nous donner comme souvenir la bobine d'impression de sa machine de controle), on arrive enfin à la gare de Rabat Ville aux alentours de 21h, avec une grosse heure de retard. Le centre ville est blindé de monde (une sorte de 14 juillet sur la côte), car c'est la fin du Ramadan. Ca fait bientôt 15 heures qu'on est levés, il va falloir trouver un hôtel, qu'on trouve assez facilement grace au Routard. L'hotel semble assez clean, bien que très différent de ceux français (ascenseur sans porte, on voit les etages defiler devant les yeux), avec un accueil enrhumé:
"-C'est à quelle heure le petit déjeuner demain matin?
-Snif. Sié comme ty veuh. Snif."

Défaite n°5:
Hop on a la clé de l'austère chambre 21, on pose les affaires, et on part manger un bout en ville. Evidemment, tout est fermé malgré le monde dehors, y compris les adresses recommandées par le Routard. On se fait aborder par un français errant, que nous appellerons le mendiant. Il a l'air cool au premier abord, mais en fait c'est un gros gros relou qui pue la bière. Il nous raconte vite fait sa vie, et après il nous demande si il peut nous amener à un resto ouvert dans la medina. On esquive une vieille excuse histoire de s'en débarasser et on file au snack un peu plus loin dans la rue. Apres 5 minutes à regarder le carte, nous sommes rejoints par le mendiant qui devient de plus en plus relou. Il nous demande de le dépanner de 20Dh. Cyril sort tout son attirail de baratineur pour essayer de s'en débarrasser. Rien à faire, il nous suivra pendant presque 1h. Nous sortons notre dernière boîte secrète : nous réfugier dans un cybercafé. Le mendiant est ravi, comme par hasard il se trouve que le gérant du cybercafé est "son pote". Une fois sur place, il nous redemande les 20Dh. Cyril négocie pour ne lui donner que 10Dh. Le gars se plaint qu'avec 10Dh on ne peut même pas manger. On finira par lui donner les 20Dh (soit 1.70 euros) pour le récompenser quand même de son heure entière de travail au corps. Pire que Régis ce mec.
Finalement, nous ne passerons que 5 minutes sur internet car on avait pas grand chose a y faire et en plus ca rame a mort. Un petit tour au snack, et go au pieu enfin, pour un dodo a 23h30.

3 commentaires:

Team White Wind; a dit…

Oh yeah!!! bienvenue dans le monde de l'improvisation et du voyage roots. C'est ca qui est bon :)

ps : bande d'enculay!!!! ;)

confi a dit…

he he he he he he

marobesque a dit…

ho ho ho ho